Communauté locale de Mesnil-Réaume

serviteur de communauté : Simone Ledoux

 

Millebosc : Eglise Saint Wandrille

Millebosc doit son nom à sa situation au milieu des bois, « village situé ès mi le bosc »  en latin « villa in medio bosci »  (d’après l’abbé J. Bunel dans  « géographie du département de  la Seine Inférieure »).

L’église de Millebosc, est dédiée à saint Wandrille, fondateur de l’abbaye de Fontenelle où il mourut le 22 juillet 668. Entièrement reconstruite depuis trois siècles, il reste des traces du XIIIème siècle, dont en particulier, une remarquable cuve baptismale, située au bas droit de la nef. L’église faisait partie d’un prieuré dont le prieur dépendait de l’abbaye du Bec. La chapelle Seigneuriale du XVIème siècle, placée au nord est en pierre blanche.

Les statues :

Saint Wandrille, l’illustre patron de l’église, est représenté en costume d’abbé mitré portant d’une main la crosse de l’autre l’église.

Dans le chœur, saint Antoine et saint Nicolas.

Un petit clocher bien modeste a remplacé une flèche en ardoise, détruite par la foudre,  qui s’élevait entre le chœur et la nef.

 

Saint Pierre en Val : Eglise Saint Pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extérieur

A l'origine, construite au XIe siècle, cette église était de plan rectangulaire. Aujourd'hui, elle possède également quatre chapelles de dimensions inégales.

Le chevet (chœur) présente un appareil en silex et une fenêtre cintrée du XIIe siècle.

Le mur sud de la nef possède de grands panneaux de pierres calcaires encadrés par de la brique. Sur le mur nord, deux travées en silex datent du XIIIe siècle. Sur le pignon ouest, le mur de pierres blanches se prolonge jusqu'à une fenêtre du XIVe siècle remplie avec de l'ardoise.

Dans les angles du porche, deux tronçons de colonne du XVIe siècle servent de bénitier.

Le mur du XVIIIe siècle de la chapelle nord présente un chaînage de briques et est éclairé par deux fenêtres cintrées.

La brique est certainement apparue sur l'édifice au XVIIIe siècle à l'occasion de la restauration de l'église.

 

Intérieur

Le berceau de la nef présente toute une série d'ornements qui ne s'observent qu’en pleine lumière. Au long de la poutre qui repose sur la muraille une suite d'animaux sculptés:

* à gauche, des chiens s'affrontent, un poisson, un animal tenant dans sa gueule une pomme, un requin, un renard, un paon.

* à droite, un animal couché tire la langue, un phoque, deux oiseaux becquetant dans une coupe, deux animaux soutenant un médaillon qui représente une tête de femme.

La sablière est ornée de vignes entrelacées portant de grosses grappes de raisin.

Sur les culs de lampe des arbalétriers (au sommet du toit), on aperçoit des anges: le premier tient la couronne d'épines, le second a les mains jointes, le troisième porte un écusson, le quatrième tient un cierge, le suivant joue de la cornemuse et le dernier se présente de profile et a les mains jointes pour la prière.

Dans la chapelle ouest, le pulcre date du XVIIIe siècle. Il se compose de quatre personnages: le Christ étendu sur son sépulcre avec à ses côtés la Vierge et à ses pieds saint Jean. La grotesque à l'ouest  présente un personnage coiffé d'un capuchon, orné de deux grandes oreilles dressées et d'une balafre à la joue gauche. A l'est, un personnage à l'œil recouvert d'un pan de vêtement. A côté d'eux, des grotesques apparaissent dans des médaillons au milieu d'animaux Au centre, une figure de prêtre. Les chapelles sont voûtées en ogive. La chapelle de la Sainte Vierge à gauche porte sur le mur ouest une inscription commémorative d'une fondation.

L'unique ornement du chœur est l'autel Louis XIII, l'un des mieux conservés du canton. Cette contretable du XVIIe siècle provient de l'ancienne église Saint-Jean d'Eu qui pourrait être attribuée à l'œuvre des frères Anguier. De chaque côté de l'autel, se dresse une colonne torse garnie de feuilles de lierre entre lesquelles grimpent de petits- enfants. A droite, saint Adrien, invoqué pour la peste, en soldat, coiffé d'une toque, tenant dans sa main de gauche la hache et à droite, le marteau reposant sur l'enclume. Un lion est couché à ses pieds.

Dans la niche de gauche, le patron de la paroisse, saint Pierre à la chaise. Il tient dans sa main droite une clé levée, dans la gauche un livre ouvert.

Sur le gradin de l’autel s’avance un tabernacle dont les pans des côtés présentent dans des niches des bustes d’enfants. Aux angles du tabernacle, deux anges en pied soutiennent de la main une couronne au-dessus de la statuette du Sauveur.

Le cintre supérieur qui encadre le tableau est décoré de trois têtes d’anges ailées.

Sur l’ensemble un large fronton est composé d’une sculpture de Dieu tenant dans sa main gauche le globe et la main droite étendue pour bénir.

Sur la corniche supérieure est attaché un écusson en losange portant en son centre le nom de Jéhova, une couronne de fleurs de lys au-dessus.

 

 

Les retables et  fonts  baptismaux

Les retables des XVIIe et XVIIIe siècles des maîtres-autels de la région, de grandes dimensions, avec une ornementation abondante, se sont peu à peu substitués à des retables anciens, de bois, plus modestes et qui se sont mal conservés.

Si les baptistères, pour les baptêmes par immersion ont disparu ou n'ont pas été retrouvés en Haute-Normandie, (même à Rouen), la délégation de pouvoir baptiser donnée par les évêques aux prêtres, le remplacement de l'immersion par l'effusion, la fréquence des baptêmes des petits enfants, amènent, dés l'époque carolingienne, à insérer le cadre sacramentel du baptême à l'intérieur de l'église paroissiale.

Cela entraîne le passage de la piscine du baptistère extérieur à la cuve placée dans une chapelle et, au XIIe siècle, à une cuve arrondie posée à même le sol, puis surélevée par un pied, ou par des supports. Au XVIe siècle, les « fonts » baptismaux (mot venant du latin fons = fontaine), réalisés en pierre, sont souvent octogonaux et ornés de décors végétaux ou historiés. On semble y retrouver une réminiscence d'un décor paléochrétien inspiré du nombre 8, motif courant dans les premiers baptistères (ici quatre feuilles croisées composées par deux huit).

 

Source : Comité Départemental du Tourisme de la Seine Maritime

et Association Départemental « L’Art Sacré en Seine Maritime »

 

Monchy-sur-Eu : Eglise Saint-Riquier 

 

Eglise des XVIIe et XIXe siècles en forme de croix latine, bâtie en blocs de calcaire et de brique. 

L’église a été construite à la place d’une chapelle vouée à saint Riquier.

 

Les deux chapelles formant le transept sont dédiées :

  • au nord, à la Vierge,
  • au sud, à saint Nicolas et saint Roch.

A l'entrée de la chapelle Saint-­Nicolas, se trouve la dalle tumulaire de François Tardieu, écuyer, seigneur et patron de Monchy, mort le 25 février 1641. Les armoiries des familles Tardieu et Torcy y sont représentées.

 

  • Retable:

du XVIIe siècle en chêne

Apporté dans l'église au moment de la Révolution, l'ensemble de l'autel et du retable (attribué à l'un des frères An­guier) provient de la collégiale d'Eu. Dans une niche était installée la Vierge du Vœu, statuette en argent que la ville d'Eu a commandée après la peste de 1636.

Cet ensemble a dû être tronqué sur les côtés et au sommet avant d'être placé dans le chœur de l'église de Monchy.

  • Chemin de croix du XIXe siècle.
  • Antiphonaire romain datant de 1862.

L’antiphonaire c’est le cérémonial des fêtes liturgiques et des offices de l’Eglise.

  • Saint-Michel terrassant le dragon.

 

« Saint Laurent O’Toole, archevêque de Dublin, qui mourut à Eu en 1180, a guéri une homme borgne de Mouchy. Monchy, Mouchy, Mouci et Moussi ne sont, dit Duplessis, que différentes manières d’écrire et de prononcer le même mot. Notre premier Pouillé appelle ce village Amoncheium. »          Abbé Bunel

 

Comité Départemental du Tourisme de la Seine Maritime

et Association Départemental « L’Art Sacré en Seine Maritime »

 

Melleville : Eglise Saint Martin

 

 

 

 

 

 

Melleville (Mellevilla, dans le Pouillé du XIIIe siècle) s’est aussi appelé Meruloe, villa ou manoir du Merle, du nom d’un des seigneurs.

L'église et le cimetière de Melleville forment un petit îlot isolé, au bord du chemin qui conduit à Villy. Elle a été reconstruite aux XVIe et XVIIe siècles, sur plan rectangulaire, le chœur un peu plus étroit que la nef, comme dans la plupart de nos églises rurales. Elle doit sa forme actuelle de croix latine à l'addition de deux chapelles, celle du nord au XVIIe siècle, celle du sud au siècle der­nier, sous le ministère de M. l'abbé Henri.

EXTÉRIEUR

 Sur un soubassement en silex taillé, mêlé de grès, s'élèvent des murs en pierre calcaire du pays. Les fenêtres sont ogivales; un larmier règne au-dessous.

Une niche rectangulaire, aménagée dans le mur nord, contient le groupe mutilé de saint Martin. Le jeune légionnaire, la tête couverte d'une toque légère, monte un cheval caparaçonné. La famille Boissel, qui succéda, au XVIIe siècle, aux Tardieu, dans la pos- session du fief de Melleville, voulut avoir, sur le côté nord de l'église, la chapelle seigneuriale, sous le vocable de l'Immaculée Conception. Construite vers 1678, en brique mêlée d'assises de marne, elle garde dans le mur du pi­gnon une porte, maintenant bouchée, jusqu'à ces derniers temps surmontée au fronton des armes des Boissel: d'azur semé de billettes d’or, au lion de même.     .

INTÉRIEUR

La nef est recouverte d'un berceau en bois. Les engoulants des tirants, comme les blochets, sont d'une exécution assez grossière. A signaler toutefois une tête d'Ecce Homo.

Sous les murs, litre des de Guiran, les derniers seigneurs de Melleville. D'azur, à la bande d'or, accompagnée de deux colombes d'argent, becquées et membrées de gueules, posées une en chef et une en pointe, à la bordure engrêlée de même.

Appuyée au mur du midi, une petite pyramide de marbre porte cette inscription : A la gloire de Dieu et du bienheureux saint Jean.

« Comme à Millebosc, des poteaux en bois portent la cage du beffroy » (Abbé Cochet).

Les arcades qui font communiquer le chœur avec les chapelles sont doubles de chaque côté. Celles qui ouvrent sur la chapelle nord ont été refaites dans un dessein de symétrie.

    Une    inscription     commémorative d'une fondation, autrefois sur le mur de la nef, a été placée si haut, contre la chapelle du midi, que la lecture en est devenue difficile :

« Cy gist Anthoinette Morin? damoy­selle en son vivant, fème de jehan de Sainct Ouen escuier sr de Melleville laquelle trespassa le deuxiesme jour de novembre l'an mil cinq cens XIVI pour l’ame de laquelle et de tous ses parèts et amis trespassés le dit sr de melleville a fondé en l'église Ceàs du côsètemèt du tresorier marguilliers et tous ault paroissiens de la d. eglise une messe de requiem qui sera dite en bas tous les vendredis de la septmaine en l'an a huict heures et demi celui qui dira la S. messe sônera une cloche par le tèps de demy cart d'heure a la fi titera la d. cloche de dix a douze coups pour la fôdation dicette messe a doné et done au pbre auquel le d. sr et ses successenrs la pourôt faire dire cent cinq solz vi de rête au curé ou vicaire du dit melleville pour affin de dire sur la tôbe de la S. damoyselle ung deprofûdis. dne p. tua pietate miserere âe fumule tue fidelium requiescat in pace pr.. tous les dimêches après ia processiô de la messe pa­rochiale e se sot soubmis les d. trésorier et marguilliers de fournir aux depès de la d. église deux cierges pesant chacun une livre de cire assavoir ug sur le grad autel et laultre sur la d. tôbe tous ardès durant la d. messe et pr ce faire a dôné et dône le d. sr trète solz de rète a la d. eglise au terme sainct remy desquelles choses dessus d. passées obligatiô par devàt les tabellions deu le deuxiesme de febvrier mil vc quarante huict. »

Au chœur, les fenêtres éventrées sont devenues des baies rectangulaires. L'autel, de style Louis XIV, plus étendu en largeur qu'en élévation, en paraît lourd. Il encadre dans son retable un tableau peint en 1749 par Deshayes. Entre les colonnes doriques, sont les statues de saint Martin, le patron, et de sainte Anne.

                                          Source : Abbé A. Legris    « Les églises et chapelles du Canton d’EU »  1926.

 

 

Baromesnil : Eglise Notre Dame

 

 

 

Appelé anciennement Bernonmesnil (1059) ou Bernodmesnil, En 1740, quelques-uns disent encore Bernon Mesnil. Donnée au XIIe siècle à l’abbaye du Tréport, l’église a partagé son patronage entre le seigneur de ce lieu et l’abbaye.

Enclavé entre les paroisses de Mes­nil-Réaume et de Saint-Martin, dont dépendait, le hameau du Tôt, Baro­mesnil devint une paroisse assez tard. Il ne figure pas encore sur le pouillé de 1240.

Le chœur est du XVe siècle, d'un type assez fréquent dans nos églises rurales. De peu d'élévation, construit en marne, à chevet polygonal, un larmier régnant sous les fenêtres. La nef que l'abbé Cochet a connue était aussi en pierre blanche ; il la datait de 1660 environ  « Le portail,  ajoutait-il, a été nouvellement fait afin d'agrandir l'église réduite aux proportions d'une chapelle ».  Nef et portail ont été reconstruits aux dernières années du XIXe siècle. La pierre blanche est entrée pour partie dans le mur nord; le pignon de l'ouest, en brique rouge, est semé entre les rampants de croix en pierre blanche.

Les vitraux, donnés par les familles nobles du pays, se reconnaissent aux armoiries placées au has :

Fenêtres supérieures de la nef aux armoiries  de Clercy :

  • le vitrail de Saint-Vivien refusant l’épiscopat.

« Saint Vivien est le saint patron du comte Vivien-Joseph de Clercy, mort  à Baromesnil le 28 août 1936 ». (Editions Flohic).

Les quatre verrières du chœur sont un don de la famille Lambert de Beaulieu. Les sujets choisis sont les patrons des donateurs : on pourrait  y reconnaître des portraits de famille.

  • A droite, sainte Anne instruisant la Sainte-Vierge.
  • Sainte  Paule soignant les malades.
  • Saint Louis avec les armes de la famille d’Orléans, trois fleurs de lys surmontées du lambel.

L'Abbé Cochet a vu dans l'ancien beffroi une cloche fondue en 1782 par Girard, un fondeur de Beauvais, et bénite par le curé messire Jean Doi­net.

La cloche actuelle date de 1857 et porte cette inscription : « Fruit de la généreuse piété des fidèles de la paroisse ». J'ai été, l'an de grâce 1857, bé­nite par messire Adolphe Vanier, curé.

 

                                          Source : Abbé A. Legris    « Les églises et chapelles du Canton d’EU »  1926

                                                          et Abbé J. Bunel, professeur au petit séminaire de Rouen.

 

 

Guerville : Eglise Saint Gilles

 

 

 

 

Il ne reste rien de l’église édifiée au XVe siècle, patronnée par l’abbaye du Tréport. Elle a été entièrement détruite dans un incendie le 1er avril 1803 et reconstruite au 19e siècle (date de 1862 portée sur le mur est du chœur).

En 1852, on installe dans la tour une cloche fournie par Cartenet, fondeur à Gueuteville.

Le 25 octobre 1865 le projet de restauration du chœur, avec ses nouvelles fenêtres, élaboré par Varambain,  est accepté par le préfet et fut inauguré en 1866.

La nef a été reconstruite en 1901 sur les plans de l’architecte René Martin. Les travaux furent exécutés par l’entreprise Louis Girard de Saint-Saëns.

 

Mesnil-Réaume : Eglise Saint Pierre  

 

 

 

Dans les plus anciennes chartes (1106 et 1107), le village est encore appelé le Mesnil, Droard de Mesnil, Dro­gon de Mesnil, Ramelin de Mesnil. Le nom de cette première famille, accolé au mot Mesnil, a donné plus tard le nom le Mesnil-Réaume. On prononce dans la région Minériame, ce qui semble se rapprocher mieux de l'origine du nom, Mesnil-Reneslimi  (1240)

« En notre hôtel de Mesnil Regneaul­me ». Charte de Jeanne d'Artois, delle de Dreux, 1410.

HISTOIRE

Au milieu d'une belle plaine, sur la grande route d'Eu à Neufchâtel, on rencontre la petite église de Mesnil-­Réaume.

Le chœur a été restauré au XVIIIe siècle. De l'édifice antérieur, il reste peu de vestiges. Le pignon de l'Ouest conserve aux angles quelques pierres tuffeuses ; au haut, trace de fenêtre rebouchée. Celui de l'ouest a deux petites fenêtres cintrées, encadrées de brique, dont la présence ici s'explique mieux à qui a remarqué au pignon de l'église de Saint-Rémy la place occupée par deux étroites lancettes du XIIe siècle. Lors de la réfaction du pignon de Mesnil-Réaume, on les a conservées, en en modifiant le dessin.

EXTÉRIEUR

Ce pignon et le chœur ont reçu un revêtement en assises de silex taillés. Les murs de la nef, en marne, ont conservé leurs fenêtres du XVe siècle ; la fenêtre dans le mur nord, à la hauteur du clocher, a un remplage flamboyant. Celles du chœur sont devenues rectangulaires au XVIIe siècle.

INTÉRIEUR

Entre nef et chœur, poteaux soutenant le clocher, comme à Millebosc.

Sur le côté sud de la nef, le XVIe siècle a greffé une chapelle seigneuriale, à chevet polygonal. Elle est éclairée, en ce chevet, par trois fenêtres, autrefois garnies de vitraux. Une Annonciation remplissait celle du milieu ; une inscription rappelait le nom du donateur, Gabriel de Fontaine.

La voûte est à liernes et à tiercerons. Les consoles ont des grotesques : homme à ailes de chauves-souris, faisant le grand écart ; tête d'homme enveloppée  d'un chaperon à longues oreilles.

Au bas de la nef, fonts baptismaux de style Renaissance. Le fût est hexagonal ; sur trois de ses angles, une chimère assise dresse son long col. Les panneaux rectangulaires de la cuve sont occupés (un sur deux) par des          motifs Renaissance :             salamandre, poisson squamé.

Statues anciennes, de saint Nicolas et de sainte Catherine

                                          Source : Abbé A. Legris    « Les églises et chapelles du Canton d’EU »  1926.

 

 

 

 

Saint Rémy Boscrocourt : Eglise Saint Rémy

 

 

 

 

 

 

 

C’est la fusion en 1823, des paroisses de Saint-Rémy-en-Campagne et de Bos-Crocourt, qui a formé la commune de Saint-Rémy-Boscrocourt

 

Sous le vocable de saint Rémy cette église construite au XIIIe siècle a été agrandie plusieurs fois :

       Au XVIe siècle le chœur est aménagé et le bas-côté sud a été rajouté.

       En 1619, la tour du clocher s’est effondrée, elle est reconstruite en grès encadré         d’assises comme contreforts.

       Le bas-côté nord date de 1862.

L’église Saint-Rémy  est de type croix latine avec clocher sur le transept. En 1622, les murs latéraux du chœur ont été percés et forment des ouvertures cintrées qui communiquent avec les chapelles latérales. Le sanctuaire est entaillé afin d’aménager des niches recueillant les saints patrons : saint Rémy et saint Nicolas. Plusieurs des pièces abritées dans l’église proviennent de l’église de Boscrocourt aujourd’hui disparue, notamment la statue de sainte Marguerite, patronne de l’église de Boscrocourt.

Un autel en bois sculpté, dans la partie basse nous pouvons y admirer une représentation de la Cène, le dernier repas du Christ entourés de ses apôtres.

Histoire de ces anciennes paroisses :

Saint-Rémy-en-Campagne au XIIIe siècle était desservi par trois et même quatre curés, il y avait donc quatre cures avec quatre presbytères pour ce village de «100 feux ».

Jean Lefebvre, sire de Saint-Rémy, assista à la bataille d’Azincourt. Il a laissé sur les évènements de son temps (1407-1435) de précieux mémoires, réimprimés dans le « Panthéon littéraire » en 1838.

Boscrocourt, paroisse supprimée avait conservé son église une construction datant du XVIe siècle, dédiée à sainte Marguerite. On y venait autrefois en pèlerinage, et les laïques y chantèrent l’office durant toute la Révolution. Elle tombe en ruine et ses débris jonchent le sol du petit cimetière. Elle a échappé à la destruction de la Révolution mais n’a pas résisté aux sévices climatiques.

On a trouvé dans la plaine de Saint-Rémy cent cinquante monnaies romaines des Antonins et un vase de terre semblable à un mortier. Ont connaît, dans un bois de Boscrocourt, des cercueils de pierre.

                                          Source : Abbé A. Legris    « Les églises et chapelles du Canton d’EU »  1926

                                                          et abbé J. Bunel, professeur au petit séminaire de Rouen.

 

 

 

 

 

Sept-Meules : Eglise Notre Dame de la Nativité

 

 

 

 

Eglise sous le vocable de Notre-Dame, reconstruite au XVIe et au XVIIe siècle, garde des traces du XIe siècle.

Construite en pierre blanche elle a la forme d’une croix latine. Dans le chœur on y voit des boiseries sculptées du temps de Louis XIII, provenant de l'abbaye du Tréport. On observe les fonts baptismaux en pierre, bois et plomb avec sur le pourtour des illustrations de saints personnages.

Sept-Meules (Septem-Molœ) doit apparemment son nom à sept moulins que faisait marcher la rivière. Au VIIIe siècle, il y eut une abbaye de femmes, vraisemblablement détruite par les Normands. On croit en reconnaitre les fondations dans une île de l'Yères, voisine de l'église. En 751, Réganane, abbesse de ce monastère, eut une contestation avec Fulrade, abbé de Saint-Denis, pour la possession d'un village nommé Curborius. La charte, rendue dans ce procès par Pépin le Bref en faveur de l'abbé Fulrade, a été plusieurs fois imprimée. Elle existe en original aux Archives nationales; et c'est le seul document qui révèle l'existence de l'abbaye.

En 1840, on a trouvé sur le bord de la route de Londinières  à Eu, des cercueils de l'époque franque. Dans une prairie se voit la motte qui supportait l'ancien château. M. l'abbé Cochet fait remonter le Câtelier jusqu'à1'époque romaine.

La ferme de la Corberie doit être le vicus Curborius, dont il vient d'être parlé et que d'autres savants placent à tort au bourg de Criel. Elle avait été léguée à l'abbaye de Saint-Denis, avant le milieu du VIIIe siècle, par Chérébaude et Aillerte sa femme.

La cathédrale de Rouen possédait à Sept-Meules des biens qui lui furent confirmés par Charles le Chauve au IXe siècle. En '1063, une terre alors appelée Quèvremont y fut donnée à l'abbaye de Sainte-Catherine, près de Rouen.

Toutefois l'église de Sept-Meules fut donnée avec soixante acres de terre à l'abbaye du Tréport, lors de sa fondation; et elle a toujours présenté à la cure.

Le seigneur de Sept-Meules suivit Guillaume le Conquérant en Angleterre. Sous le règne de saint Louis, ce village fut le siège d'une vicomté pour la perception des impôts.

Sept-Meules fut autrefois important, témoin les cent quarante familles (de sept à huit cents âmes) qu'il renfermait au XIIIe siècle. Mais à la fin du XVe siècle, il n'y avait plus que quarante familles.

Une léproserie est citée à Sept-Meules au XIIIe siècle.

 

                           Source :  Abbé J. Bunel, professeur au petit séminaire de Rouen.

 

Villy-sur-Yères : Eglise Saint Martin

 

 

 

 

 

Eglise dédiée à saint Martin. Chœur et transepts du XIIe ou XIIIe siècle, nef et clocher neufs (1873-1877).

Trois belles cloches de 1523 et 1780 nommée Martine, Colette et Marie Nicole. En 1931, Joseph Labarre offre un mécanisme qui actionne la sonnerie des cloches.

Une magnifique chaire en bois avec sur chaque panneau les symboles des évangélistes : l’enfant de saint Mathieu, le lion de saint Marc, le taureau de saint Luc et l’aigle de saint Jean.

L'ancienne nef remontait peut-être aux temps carlovingiens. Lors de sa démolition, elle a montré le dessin d'une danse macabre.

Villy (anciennement Virtlaïcum) fut donné vers 663 à l'abbaye de Fontenelle par Erembert, père de Saint-Hartbain, qui avait été guéri d'une fièvre violente par les prières de saint Vandrille.

Vers 707, saint Hugues, archevêque de Rouen, donna à saint Benigne, abbé de Fontenelle, un village nommé Villy. Ce ne doit pas être le même que le précédent, car la chronique ajoute que ce bien lui venait de ses ancêtres. Peut-être était-ce Villy-le-Haut ; et alors la seconde donation eût complété et arrondi la première.

Les Normands firent perdre ces possessions aux moines de Saint-Wandrille: car l'abbaye d'Eu reçut à sa fondation le domaine de Villy.

Une chapelle Saint-Léger de Viéville est citée à Villy vers le milieu du XIIIe siècle.

Val-Duroi (au XIIIe siècle Valdurel, et plus tard Vaudouirray), ancienne paroisse réunie à Villy, n'a qu'une église moderne, dédiée à saint Aquilin, évêque d'Evreux.

Villy et Val-Duroi, possessions de l'abbaye du Tréport, réunissaient au XIIIe siècle plus de cent cinquante ménages, c'est-à-dire environ huit cents habitants.

Dans la prairie gisent les restes d'une forteresse, ou plutôt d'un ancien prieuré relevant des moines du Tréport.

 

                           Source :  Abbé J. Bunel, professeur au petit séminaire de Rouen.

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 28/05/2014

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