Communauté locale de Criel-sur-Mer

serviteur de communauté : Josiane Ancel

 

Canehan : Eglise Saint Martin

 

"Le point le plus pittoresque, le coteau le plus frais et le plus gracieux de toutes les rives de l'Yères c'est Canehan"

 Abbé Cochet

 

A l'extérieur

Le clocher carré en pierres et silex en saillie sur le mur sud de la nef n'occupe que la moitié du pignon ouest ce qui laisse à penser qu'il date d'une précédente église qui n'a pas été reconstruite dans sa forme primitive

  • sur sa face ouest, une fenêtre basse pourrait être un vestige de

l'ancien clocher roman.

  • il est percé à mi-hauteur de petites baies rebouchées.

La nef et le chœur datent du 12ème siècle, le chœur a subi quelques modifications au 16ème siècle.

Les murs nord de l'église et du chœur sont en pierres blanches du pays, l'assise est en silex.

Le collatéral sud a disparu (vers 1830) mais ses pierres ont servi à la reconstruction du mur entre les arcades sud de la nef.

Un porche en briques récent a été apposé contre la première travée.

 

A l'intérieur

La nef est séparée du chœur par un arc triomphal qui date du 13ème siècle.

Le chœur comporte trois travées dont les voûtes ont été retaillées au 16ème siècle.

De légères colonnettes groupées par trois portent des chapiteaux. Ceux de la dernière travée sont ornées de feuilles ouvertes.

Le chœur côté nord: une pierre gravée de 1482 indique que l'édifice a été consacré une seconde fois sans doute à la suite d'un incendie:

"Le Vllème jour d'octobre, l'an MCCCCLXXX et Il, fut ceste église de Canehan dédiée par révérend père en Dieu maistre Robert, Augustin, docteur en théologie et évesque d'Hypponence, suffragant sous monseigneur archevêque de Rouen à la requête de maistre Mancel, curé dudit lieu".

L'autel: un tabernacle Louis XV en bois peint. Le retable et l'autel proviennent de l'abbaye Saint-Michel du Tréport. Ils ont été donnés au curé de Canehan à l'occasion des partages du mobilier des abbayes détruites à la révolution.

Les fonts baptismaux datent du 16ème siècle. La cuve octogonale est ornée d'arabesques sur ses faces.

Les bannières de procession étaient utilisées pour les vœux à Cuverville sur Yères dont le pèlerinage était très suivi dans toute la région.

                       Source :         Pays d’Accueil Touristique des Vallées de l’Yères et de la Bresle


 

Criel-sur-Mer : Eglise Saint Aubin

 

Saint Aubin fut évêque d'Angers au VIe siècle et se distingua au Concile d'Orléans en 538.

Une première église fut détruite en 1474 au passage des troupes de Charles le Téméraire. Néanmoins.. Une chapelle dressée au XVe  siècle sur l'extrémité du croisillon nord existe encore, c'est la «Chapelle des Saints».

Interrompue par les troubles de la Réforme, une première reconstruction commença en 1508.

En 1573, l'église est en ruine. Les travaux de reconstruction sont achevés en 1605 comme l'atteste un écusson placé sur une des nervures des voûtes de la tour.

La solidité de l'édifice est compromise après la tombée de la foudre en 1819. Des réparations partielles n'empêchèrent pas l'effondrement de la voûte et du chœur, Des travaux de réfection se déroulèrent entre 1863 et 1890.

En 1995, des travaux très importants ont été entrepris avec la participation du ministère de la Culture, du Conseil Général et de la Commune : réfection des charpentes, des maçonneries défectueuses et couverture complète en ardoises d'Angers.

L'église Saint-Aubin est intéressante par ses murs de silex, de grès et de pierre blanche. Construite dans une ancienne cité de pêcheurs, des graffitis de bateaux sont présents sur de nombreux piliers de J'édifice.

A l'intérieur, le clocher est porté par quatre colonnes cylindriques et éclairé par deux verrières placées au dessus des portes latérales installées en 1936.

La chapelle nord conserve un ancien retable de pierre dont on peut encore distinguer les peintures dans les tons de bleu et rouge réalisées anciennement par les paroissiens en signe d'offrande.

La chapelle du collatéral sud est remarquable car habillée d'une large frise de style Renaissance se composant de têtes bouffies affublées de deux ailes séparées par des fragments de chandeliers.

Malgré ses reconstructions au fil des siècles, cette église est remarquable car elle conserve au sein du bâtiment des traces de ses différentes époques.

 

Source : Comité Départemental du Tourisme de la Seine Maritime et Association Départementale « L’Art Sacré en Seine Maritime »

 

Cuverville-sur-Yères : Eglise Notre-Dame

 

Cuverville-sur- Yères est une ancienne baronnie datant du XIe siècle.

L'église Notre-Dame est un lieu de pèlerinage très important depuis l’épidémie de peste en 1636. La quantité importante de cierges allumés provoqua deux incendies, l'un en 1810, le second en 1918, détruisant en partie l'église.

Eglise des XIIIe, XVIe et XIXe siècles, en moellon de craie, silex et brique.

  • Nef du XIIIe siècle.
  • Transept du XVIe siècle.
  • Chœur du XVIe siècle, remanié au XIXe siècle.
  • Dans le chœur, ex-voto rappelant un pèlerinage de la ville du Tréport.
  • Les trois contre-tables proviennent de l'église d'Auberville­ sur-Eaulne qui a été démolie.
  • A l’extérieur de nombreux graffitis.

Les STATUES

Croisillon nord :

  • Notre Dame de Cuverville, XVIe siècle en chêne.

Cette statue représente une Vierge à la longue chevelure qui se penche pour présenter son fils aux fidèles.

Chœur :

  • Statue de la Vierge, toute dorée, vénérée lors des pèlerinages.

 

Nef sur la droite :

  • Statue de la Vierge à l’oiseau du XVe siècle.

 

 

Source : Office de Tourisme de Criel sur Mer – Vallée de l’Yères

  

Saint Martin le Gaillard  : Eglise Notre Dame

 

Monument historique

Qualifiée de « Basilique Rurale» par l'Abbé Cochet, l'église Notre Dame de Saint-Martin-le-Gaillard, bien que profondément remaniée au XVIe siècle, conserve la structure de l'église du XIIIe (1 nef, 2 bas côtés, transepts, clocher placé au centre de la croix, forme carrée de l'appareil) qui brûla au XVe siècle.

Extérieur

Le collatéral nord a conservé en partie son appareil en silex du XIIIe siècle. Sur les deux premières travées, le mur remanié présente un mélange de grès. La porte qui était autrefois dans la 3ème travée  a été en partie bouchée et remplacée par une fenêtre.

La Tour de forme carrée est ajourée sur trois côtés: la face ouest d'où viennent les vents et les pluies n'a quant à elle aucune ouverture.

La flèche en forme de hache, unique dans la Vallée, a été refaite en 1776.

Intérieur

Les colonnes, autrefois rondes, sont devenues hexagonales au XVIe siècle. De nouveaux chapiteaux sculptés ont alors été réalisés sur chacune d'entre elles. Sur celles du collatéral nord on remarquera les formes symboliques: un navire, un ange et des outils, ou encore des scènes entières: une femme en pleurs, un oiseau, un cheval, un homme.

Le collatéral nord abrite également une statue de la Vierge à la figue et de magnifiques fonts baptismaux du XVIe siècle. Ces derniers de forme octogonale montrent sur leurs faces, dans un cadre de colonnette Renaissance, les motifs suivants:

  • Hérodiade perçant de son stylet la tête de Jean Baptiste devant Hérode,
  • un écusson surmonté d'une couronne soutenue par deux anges agenouillés,
  • un écusson garni d'un chevron,
  • un écusson garni d'un château cardinalice,
  • un écusson surmonté d'une tiare et les instruments de la Passion.

Entre les voûtes de la nef apparaissent les noms des quatre hameaux de Saint-Martin-le-Gaillard : Dragueville, Le Tôt, Saint-Martin et le Coudroy en souvenir de la contribution de tous les habitants pour leur réalisation.

Les clés de voûte des bas-côtés sont ornées des motifs suivants: fleurs, instruments de la Passion, cordages, une sainte Véronique (sainte femme qui aurait essuyé le visage du Christ montant au Calvaire, l'image du visage serait restée sur le linge; sainte patronne des imprimeurs et des photographes), saint Nicolas et les enfants du saloir.

La chaire provient de l'église Notre Dame d'Eu et date du début du XVIIe siècle.

Dans le transept, on reconnaît les statues de saint Ouen, saint Antoine de Padoue, saint Antoine l'Ermite, saint Martin (souvent représenté en chevalier qui partage son manteau avec un pauvre, également représenté, comme ici, en évêque. En Normandie, c'est un saint protecteur des chevaux), saint Joseph et sainte Anne.

L'autel du croisillon sud provient de I’ église  Saint-Sulpice. Au-dessus, un tabernacle contient les reliques de saint Vincent et de saint Sulpice.

Le chœur est éclairé de huit fenêtres remplies de meneaux. Les statues de sainte Catherine et sainte Philomène encadrent l'autel.

Derrière l'autel, on trouve également l'inscription tumulaire d'un ancien curé du Tréport qui officia à Saint-Martin Le Gaillard.

 

Source : Pays d’Accueil Touristique des Vallées de l’Yères et de la Bresle

  

Touffreville sur Eu : Eglise Saint Sulpice

 

L’extérieur

L'église de Touffreville-sur-Eu a souvent été remaniée. Construite au XIIIe  siècle, elle fut alors un bel exemple de style ogival primitif.

Mais c'est certainement l'humidité qui, au cours des années qui suivirent, l'a détériorée au point de détruire le collatéral sud en 1821. Les matériaux furent alors réutilisés pour boucher les arcades qui le faisaient communiquer avec la nef.

On aperçoit encore de l'intérieur les gros piliers ronds légèrement en saillie dans le mur.

Le porche actuel provient de l'ancien collatéral sud et date du XIIIe siècle.

La tour du clocher est en silex.

Les murs extérieurs de l'église sont composés de silex, pierres blanches et briques (sur les contreforts).

L’intérieur

Le collatéral nord est voûté en ogive.

Des petites roses se voient à la croisée des arcs. A la seconde travée, refaite au XVe siècle, un écusson a remplacé la rose.

Un obit a été placé dans le mur où l'on peut lire:

« Le XXXe  jour d'auste MV   XXXIII Jehan Morin ceda son fils mesire Jehan Morin a fôdé ung obit a l'église de chians la veille de nouel et les cinq velle de la vierge Marie pour cheq une velle trois messe une en note un dirige avec neuf  lichons dont leune des deulx besses messe se dira des cinq plaies mortelles de notre sineur J;h, s.crist. Vous tous qui cet escrit lisez priez dieu pour les trepassez. »            1)  (Abbé Legris )

Le chœur, plus étroit que la nef, comprend deux travées. Il est voûté en ogive. Des colonnes, partout tronquées, portent des chapiteaux à crochet.

Dans le mur nord, cette inscription:

« Le quinzième jour d'aoust l'an de grâce mille cinq ceps et quarante et discrète personne Maestre Nicole D auberrive Preste curé de ce lieu deceda Priez Dieu pour luy. »    (Abbé Legris)

Dans la niche gauche du retable, assise sur une chaire, une statuette en bois polychrome de la fin du XVIe siècle représente saint Sulpice, le patron de la paroisse en costume d'évêque.

Dans la niche de droite, sainte Barbe représentée à côté d'une tour à trois fenêtres, évocation de la Sainte Trinité. Elle tient un livre d'une main, et dans l'autre, il lui manque la plume qui écarte l'orage.

 

 

Les vitraux

Les vitraux datent du XXe siècle.

Dans le collatéral nord, ils représentent la Sainte Vierge apparue à Bernadette (vitrail de 1932) et le second Dieu et sainte Thérèse (1938).

Les vitraux de la nef représentent sainte Jeanne d’Arc, le curé d’Ars et sainte Bernadette (1937).

Dans l’entré du chœur à gauche, une statue de saint Antoine de Padoue (qu'on évoque pour retrouver les objets perdus).

 Source : Comité Départemental du Tourisme de la Seine Maritime et Association Départementale « L’Art Sacré en Seine Maritime »

1)        Extrait de « Les églises et chapelle du canton d’Eu »  par l’abbé Legris

 

Tocqueville sur Eu : Eglise Sainte Trinité 

 

L’église, dédiée à la Sainte-Trinité, conserve des traces du XIIe siècle, construite en brique, silex et grès.

La nef et transept sont du XVIe, le clocher est du XVIIe, le chœur est XVIIIe.

Nous pouvons admirer deux stalles du XIIIe siècle qui proviennent de l’abbaye du Tréport.

Le patronage de cette paroisse a appartenu aux abbayes d’Eu et du Tréport. C’est une charte datant de 1119, délivrée par le comte Henri d’Eu, qui attribue la propriété du port, des viviers et des quatre prés situés près de l’église. Cette propriété fut d’ailleurs contestée et dans les pouillés du diocèse nous avons trace de propriété en 1275 et 1648 pour l’abbaye Sainte-Marie d’Eu tandis qu’en 1704 et 1735 on attribue cette propriété à l’abbaye Saint-Michel du Tréport.

Nous pouvons découvrir l’ancien presbytère datant du XVIIe siècle. Ce presbytère a offert pendant la Révolution une retraite aux hospitalières de l’ordre de Saint-Vincent-de-Paul basées à  Criel sur Mer. Pendant cette même période des Tocquevillais ont également caché des prêtres qui assuraient leur service la nuit.

L’abbé Cochet raconte que les paysans amenaient leurs animaux malades à Tocqueville et leur faisaient faire le tour de l’église avant le lever du jour.

C’est dans le vallon de Parfondval que les Anglais débarquèrent, le 21 août 1803 le chouan Georges Cadoudal et en janvier 1804 le général  Puichegru, pour s’introduire en France et soutenir la cause des Bourbons.

 

Source Abbé J. Bunel et Abbé A.Tougard

Professeurs au petit séminaire de Rouen

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 28/05/2014

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